Reprendre l’allaitement, c’est possible (et ce n’est pas qu’une question de chance)

Depuis que j’ai commencé l’écriture de ce blog, à 8/9 mois de grossesse il s’en est passé des trucs, et j’en ai traversé des moments de doutes. Pourtant, s’il y a bien une chose dont j’étais certaine, c’était de mon désir d’allaiter.

J’en parlais déjà ici. Je dois dire que depuis ce post, j’ai accouché et la mise au sein de mon petit ne s’est pas faite si naturellement que ça. Le « breastcrawling » (quand le nouveau-né rampe sur le ventre de maman jusqu’au sein, qui sent si bon le lait) j’en rêvais. Eh bien c’est resté au stade du rêve. Car déjà, il m’a fallu réclamer mon bébé pour le mettre au sein. J’ai toujours lu que plus tôt bébé était mis au sein, mieux l’allaitement se passait. La première fois a été relativement facile : j’avais envie de lui donner le sein, de partager ce moment de réconfort après un accouchement, certes court, mais douloureux pendant les deux premières heures. C’est le lendemain que j’ai senti une certaine gêne en le nourrissant : des picotements puis comme un pincement à chaque mouvement de ses lèvres. Les positions étaient pourtant bonnes, que ce soit celles de la « berceuse » (ventre contre ventre, bébé allongé) ou du « ballon de rugby » (bébé perpendiculaire à soi, position semi-couchée). Le problème, c’était son frein lingual. Je ne m’étale pas trop là-dessus mais impossible de le faire couper sur place : il m’a fallu attendre de sortir pour avoir rendez-vous avec l’ORL… Trop tard le mal était fait.

Mais je n’ai pas lâché le morceau et mon petit ne l’a pas lâché non plus. J’ai continué pendant quelques jours à l’allaiter au sein exclusivement. Mais est-ce l’absence de mon entourage -les grands-mères travaillent ou habitent très loin, Mumsieur bossait lui aussi à ce moment-là-, que j’ai interprété comme un manque de soutien, même involontaire ou le fait de devoir gérer deux enfants en même temps qui m’a fatiguée au point de me décourager si vite ? Toujours est-il que j’ai rapidement cédé à la tentation du biberon et plus les jours passaient, moins je donnais le sein à mon p’tit coeur.

Le sentiment de soulagement a rapidement fait place aux regrets. Regret de ne plus allaiter exclusivement. Regret de ne pas avoir persévéré, de ne pas avoir fait mieux que pour mon premier, allaité pendant un mois complet.

Que faire alors ?

Continuer à lui donner le biberon et passer outre les regrets… ou reprendre l’allaitement ?

Reprendre l’allaitement ? Après 7/10 jours de bibi ? Non mais t’es sérieuse ?

Eh bien oui, très. Il m’a fallu reprendre du poil de la bête car, comme beaucoup de jeunes mamans, j’étais fatiguée. Et prendre mon courage à deux mains pour relancer la lactation. Pour donner à mon fils ce que j’estime être le meilleur pour lui.

Et c’est comme ça que depuis plus de deux semaines maintenant j’ai repris l’allaitement exclusif (juste un bibi de lait relai hier et peut-être d’autres de façon très ponctuelle, qui sait ? Ça peut aider. Les trois premiers jours ont été compliqués : bébé commençait à s’habituer au biberon, je le mettais donc toutes les heures au sein pour stimuler la lactation. Mais je n’avais pas assez de lait -forcément, moins de demande = moins de fabrication, c’est la logique corporelle. Même au tire-lait, avec la fonction double pompage sensée être plus efficace, j’en arrivais péniblement à 30ml. J’ai eu peur que ça ne marche pas…

Ça ne m’a pas arrêtée et mes efforts ont fini par payer. Une bonne alimentation et une hydratation correcte m’ont permis d’arriver. Désormais, je ne peux pas sauter de tétée au risque de devoir changer les coussinets de protection plus souvent 😊.

Alors oui, reprendre l’allaitement c’est possible. Difficile mais possible. Et pour vous prouver à quel point le corps est incroyable, je vous invite à lire cet article sur ces mères qui ont décidé d’adopter et d’allaiter leur enfant. Le lait revient même après des mois sans allaiter. J’en suis restée bouche bée et ça m’a motivée davantage : elles y parviennent, alors pourquoi pas moi ?

Croyez en vous, les mam’s, vous avez plus de ressources et vous êtes plus fortes que vous ne le pensez ! Et si ça ne marche pas, pour un tas de raisons, vous pourrez au moins vous dire : « J’ai tout essayé. » Vous verrez, ça fait du bien au moral 😉…

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4 réflexions sur “Reprendre l’allaitement, c’est possible (et ce n’est pas qu’une question de chance)

  1. mumandwifeblog dit :

    Olalah … Ton article me fait rêver ! Pour moi aussi l’allaitement a été un peu catastrophique au début j’avais les seins irrités et douloureux sans raison (bonne position du bébé et de sa bouche, pas de muguet ou de frein de langue, …) puis j’ai eu la montée de lait tout aussi difficile et pour couronner le tout une mastite 😞 J’ai été obligé de donner des compléments de LA car je ne supportais plus la douleur à chaque tétée. Lorsque tout commençait à rentrer dans l’ordre c’est mon fils qui ne voulait plus prendre le sein.

    Je suis déçue, dégoûtée de ne pas avoir réussi à l’allaiter (j’avais projet de ne jamais lui donner de LA … quitte à tirer après 7/8 mois) et l’allaitement me manque beaucoup. J’avais lu aussi des articles sur des mères adoptives qui souhaitaient allaiter j’ai bien essayé mais rien y fait.

    Félicitations en tous cas ! C’est vraiment magique lorsque tout se passe bien.

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  2. Le blog de mymy dit :

    Tu sais, pour mon premier je n’ai allaité qu’un mois. Parce que j’avais des douleurs et aussi parce que je devais reprendre le travail tôt, à la fin de mon congé maternité. J’étais sur un nouveau poste, je ne pouvais pas faire autrement de peur d’être mal vue. Du coup, ça n’a pas arrangé les choses. Ça m’a mis une pression supplémentaire. Je ne me voyais pas tirer mon lait chaque jour, travailler en même temps, etc. Et psychologiquement je n’étais pas prête pour un long allaitement non plus. A l’époque je ne connaissais pas tous les bienfaits de l’allaitement maternel et surtout que cette période de douleurs et de fatigue passerait une fois le « rythme de croisière » trouvé. Du coup je l’ai sevré tôt et un peu brutalement. J’ai échappé de peu à la mastite. C’est pour ça que j’ai pris sur moi cette fois et le congé parental de 6 mois aide, c’est certain. Je me dis que je peux prendre le temps de bien faire les choses. Et puis si je n’y arrive pas, tant pis. Comme je dis, j’aurais « tout essayé » 😉

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