Chérie, on a paumé la tétine !

Jamais je n’aurais imaginé un jour écrire un post pareil. Mais après cette première mésaventure avec la tétine, que je vais détailler plus bas, et avec cet éternel débat entre les défenseurs acharnés du « sans-tétine » et les parents résistants, les « autres », je ne pouvais pas ne pas me prononcer. Personnellement -et même si personne ne m’a demandé mon avis-, je suis une maman adepte de la tétine, dans une juste mesure. Une sorte de « tétiniste modérée® ».

C’est quoi être « tétiniste modéré(e)® » ?

Une tétiniste modérée (ou un tétiniste, les papas ont leur mot à dire tout de même), c’est une maman qui dit oui à la liberté pour ses chers bambins de gazouiller, pleurer, brailler dans toutes les langues sans craindre qu’on leur foute la tétine dans la bouche à longueur de journées. Mais qui dit aussi oui à SA liberté de passer des nuits un peu moins agitées, oui à la liberté de donner cette fichue tétine à son petiot quand son besoin de succion est trop fort et qu’il ne reste plus que ça pour le calmer.

Je l’assume et le revendique : vive la tétine ! Et même si j’allaite, pour l’avoir testée avec mes enfants : les deux ne sont pas incompatibles. Je rejoins simplement les spécialistes sur le fait qu’il faut éviter la tétine les tous premiers jours de l’allaitement, pour ne pas gêner la mise au sein en créant une confusion sein/tétine.

Ma position est celle-là et je n’en démordrai pas, bien que j’admire ces mamans qui n’en usent pas, qu’on soit bien d’accord !

Mais c’est bien beau de vanter les mérites de la tétine. Parce que chaque parent « tétiniste » s’imagine bien que cette chose arrivera un jour. Une chose horrible qu’on redoute tous et qui nous est arrivée hier :

ON A PAUMÉ LA TÉTINE !

Ça aurait pu être le titre d’un film d’horreur en réalité, avec nous comme acteurs principaux complètement paniqués, BB jouant le rôle du monstre assoiffé de… succion ! Trêve de plaisanterie… Car dans cette histoire, j’ignore si c’est simplement le fait de l’avoir perdue qui nous a quelque peu échaudés -pas de tétine de secours évidemment-, ou le fait qu’on ait pris la chose au sérieux vers 22h/23h, au moment du coucher, ou alors l’obligation qu’on avait de redescendre au sous-sol pour la chercher. Non parce que chez nous on fait les choses bien, on la paume mais on sait à peu-près où on l’a paumée, en l’occurrence dans la bagnole, au parking souterrain, là où c’est vachement facile de la chercher, dans une semi-obscurité glaciale. Point positif du coup : c’est Mumsieur qui s’y est collé.

Cette (més)aventure m’a en tout cas ouvert les yeux sur une chose essentielle : que ferais-je sans la tétine ? Je vous entends déjà rire : que la première qui ne s’est jamais sentie soulagée en la filant à BB me jette la première pierre !… Aïe !!!

Plus sérieusement, cette perte et l’angoisse qu’elle a suscitée en moi révèlent sans doute mon impuissance à le calmer. Pourquoi bon sang avoir recours à une tétine quand on sait que le sein apaise l’enfant ? Pourquoi ne pas le bercer, lui murmurer des mots doux à l’oreille au moment du coucher et le regarder fermer doucement ses petits yeux ?

Pourquoi ? Bah, je vais te dire pourquoi : il y a des jours comme ça où tu n’as tout bonnement pas envie de faire d’effort supplémentaire. Où tu l’as entendu pleurer toute la journée parce qu’il refusait purement et simplement de faire la sieste. Que malgré ta patience et ton envie de bien faire, il n’en a fait qu’à sa tête -pas pour t’ennuyer, il n’en a pas conscience. Une dure journée comme celle-là, c’est pas la première ni la dernière mais aujourd’hui tu n’as pas envie d’en faire plus : tu veux juste te poser. C’est ce jour-là que tu dégaines la tétine, que tu la lui glisses dans la bouche -avec un point de culpabilité à peine visible- et qu’il trouve enfin le sommeil.

Est-ce que je me priverais de ça ? La réponse est non. Je n’ai pas de raison de le faire. Mes idées sont bien tranchées en la matière et je suis bien renseignée. Je suis consciente que la tétine peut créer des déformations du palais et gêner la poussée dentaire, qu’elle peut freiner le développement du langage chez le jeune enfant et qu’à force de traîner partout elle en devient un véritable nid à microbes. Et alors ?

Je crois qu’il faut simplement une juste mesure, comme pour tout. La lui laisser toute la journée ? Certainement pas, quel plaisir de l’entendre faire « Areuh » et sourire (avouez qu’un sourire de derrière la tétine, c’est moyen quand même). La tétine est pour moi le dernier recours avant le pétage de câbles -toujours à l’intérieur de soi, c’est un principe…

Vous voulez la fin de l’histoire, savoir comment on a fait pour l’endormir finalement ?

Disons que je n’en suis pas fière… Après avoir envoyé à deux reprises Mumsieur la chercher dans la voiture ET le parking souterrain (en mode Petit-Poucet cherchant à chaque endroit où l’on avait posé le pied, juste au cas où), c’est en remontant à l’appart’ qu’il s’est aperçu qu’elle nous espionnait de dessous le canapé, la tétine… Et pour couronner le tout, bébé s’était endormi…

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